mardi 22 juillet 2008

Concert de Mikaaaaaaaaaaaaaaaa




Excellent !! on a passé une super soirée !!!

12500 personnes et curieusement moins de problèmes que pour Lenny kravitz (pas de fumette surtout)

J'étais chef d'équipe (encore et toujours) même porte de secours que pour Kravitz.
Avec un jeune équipier.
Mais cette fois ci je n'ai pas trouvé le moyen de refiler ma radio... ben non, padchance.


Un super concert, où nous n'avons rien eu à notre porte, mais c'est pas pour rien qu'on m'appelle le chat blanc !!


Ce soir, je remets ça avec Vanessa Paradis.

Que c'est duuuur !! mdr

dimanche 20 juillet 2008

Non, non ce n'est pas un rateau

Ce soir, j'ai amené mes enfants à la fête foraine...

Je suis passée voir mon fameux voisin car je lui devais une tournée -> qu'il a refusé... Disant que ce serait l'occasion de boire un coup tous les deux loin d'ici une autre fois.

Je me suis étranglée. Je lui ai dis que je preferai lui payer une tournée ici, que vraiment j'étais pas sûre de pouvoir lui en payer une ailleurs. On est parti dans un double dialogue bien ambigue. Alors j'ai déposé le masque, et je lui ai clairement demandé de me dire de quoi il me parlait en cet instant.
Il insistait sur le "tu es sure que tu veux pas, tu veux pas te laisser tenter, aucun regret, c'est du definitif ?" me suis dit "heu on parle de quoi là ?"
Donc il m'a dit que c'était pour aller boire un coup, et moi j'étais partie sur une "histoire entre nous" (mais il a l'art de maintenir le quiproquo)
Je lui explique que si pour une tournée, sans soucis, par contre... en tant qu'ami, rien d'autre, pas de faux espoirs derrière, pas d'esperance de rien !!!

Alors on y est venu, au depart, il commence à me dire que oui oui il l'entendait bien comme ça, et hop...

-"mais je te plais pas alors ?"
mais moi de continuer sur mon explication :
-"même si ça va super mal avec mon mari, je suis mariée, et je compte respecter ça" (on rigole pas derrière son écran merci !)

-"mais admettons que je ne sois pas avec ma copine et toi plus avec ton mari ?"
- "je te connais depuis 10 ans ! tu es mon voisin, je te vois en tant que voisin, ami, mais je ne peux te voir autrement"
-"mais ce sont des choses qui peuvent changer ?"
-"certes, mais je ne crois pas, en plus j'apprecie beaucoup ta copine..."
- "ah mais tu ne connais pas ma vie de couple, ce qui s'y passe !!"
- "oui, exact, mais non il ne pourra rien y avoir entre nous"
-"je te plais pas alors"
-"tu es charmant (il commençait à rire jaune ) donc ne te remets pas en question, c'est juste que je ne suis pas dans une période de "rencontres", j'ai plutot envie de repousser tout ceux qui s'approchent de moi. Et toi, je t'apprecie en tant qu'ami, et j'ai pas envie qu'on change la donne"
-"ok je te remercie d'avoir été franche !!"

On s'est dit au revoir, en rigolant, je lui ai dis "à demain, dans la cour " histoire de lui montrer qu'on se quittait pas en froid ou autre... que notre amitié continuerait.

Mais alors pourquoi, pourquoi je me sens si mal ??????? à cause de sa tête décomposée quand je suis partie ? je devrai me sentir soulagée, et bien non, je ne le suis pas, je me sens minable d'avoir rendu triste quelqu'un ...

Mais c'est quoi ce caractère de chiotte à prendre toute la misère du monde sur moi Je suis fatiguée moralement, je crois que mon couple me prend trop d'énergie...

Je deviens chamalow sur tout...


Comment voulez vous que moi qui ait un mal fou à ne pas blesser un voisin, j'arrive à quitter un mari qui me fait culpabiliser à mort à chaque fois que ma décision est ferme.



D'ailleurs à ce sujet hier, il a donné 20 euros à chacun des enfants pour qu'ils s'amusent (incroyable ! d'habitude, il participe à rien) j'ai dis aux enfants de lui dire merci (c'était fait mais bon c'est un reflexe..) et je l'ai remercié avant de fermer la porte. Il a rouvert la porte et m'a dit "faut bien que je serve à quelque chose puisque je ne peux meme pas venir avec vous (et vlan !)"
Je lui ai proposé alors de nous accompagner, en insistant bien sur le fait que c'était lui qui se mettait de côté et non nous. Alors il me lance (devant les enfants) "venir mais pourquoi ? je pourrai t'attraper ou te donner la main ?"
arggllhhhh mais bien sur tu me regardes pas la gueule à la maison, et tu vas m'enlacer et me bizouiller devant le village entier, pour te complaire dans ton paraître !!
Donc je lui reponds simplement

"non, tu viens si tu en as envie, si tu veux venir pour les enfants, mais pour nous tu sais ce qu'il en est, les faux semblants en public très peu pour moi"

"alors non je ne viens pas ! voilà les enfants... je reste là, votre mère NE ME VEUT PAS"


On part, la dispute semble être passée au dessus de la tête des enfants, qui pensent aux manèges qu'ils font faire.

Plus tard, ma fille3 me demandera "tu as trouvé une maison ?" "non.. pourquoi ?"
"pfff, parce que je commence à en avoir marre de papa"

Puis elle partira faire son tir à la carabine avec son frère, et son beau sourire ne quittera plus son visage de la soirée, contrairement à moi qui porte un masque fermé depuis trop longtemps...

vendredi 18 juillet 2008

La dernière de Mr

je me dois de tout consigner, mémoire vivante de ma vie actuelle, histoire de lire et relire, de me donner la force de me barrer d'ici, un jour, avant mes 75 ans si possible...


Ma fille rentre de la fete du village, où elle est allée avec ses copines.

Elle a assisté à l'encierro, perchée sur un toit (oui oui je prefère, les taureaux c'est pas gentil-gentil) et elle est allée faire du tropicana-trip (un manége à vomir qui vous secoue les tripes pire qu'une essoreuse à salade)
Là elle reçoit un texto de son père, qui pour la petite histoire est couché dans sa chambre dans son lit, devant la télé !!!

Le texto dit "Je te vois !!"

Et la pauvre gosse qui fait rien de mal, de chercher son père des yeux en se demandant où il est, et qu'est ce qu'il va encore lui dire...
Mais forcement, elle ne le voit pas.
Sauf qu'elle a passé le reste de la fête sur le qui-vive.

Depuis, je cherche le terme que l'on donne pour ce genre de chose.
Je ne le trouve pas..

C'est une sorte de harcelement psychologique, arghl je sais qu'il y a un mot pour le décrire... mais ce soir, ma tête est vide, vide de toutes les conneries qu'il trouve toujours à faire pour nous rendre notre vie de moins en moins tranquille.




PERSECUTION, dis moi ton nom !! (je l'ai !!)

jeudi 17 juillet 2008

Quand le voisinage s'emmêle...

Aucun retour de ce qui a pu se dire...

Petit souci...

Ce voisin si gentil, si prévenant, si proche de moi depuis des années... même que j'ai du mettre de la distance pendant la côte d'ivoire de Mr...

Ce texto envoyé par ce gentil voisin donc, demandant "penses tu qu'il serait possible que ... et puis non rien je suis timide"
Rien dire et trop en dire.
Et ce matin, ce texto encore de lui "est ce une impression où tu m'évites"
et moi ce demi-mensonge, "non j'étais vraiment pressée"

Devoir aller le voir et lui dire... que non je ne pense pas, je ne pense rien, je ne pense plus.

Il est juste un voisin, ami depuis 10 ans, connu comme un voisin, apprecié comme un voisin. Jamais imaginé plus, jamais eu envie d'imaginer plus.

Il faut que j'y aille, ça fait deux jours que je me répete ça en boucle, ne pas lui laisser le moindre expoir, aller le voir et lui dire...

Pourquoi les choses ne restent elles pas simples ?

Pourquoi ce texto vient de lui et non d'un autre ?

pourquoi, pourquoi...

mardi 15 juillet 2008

Feux d'artifices

La communication passe tellement bien, que je pensais avoir compris qu'il était en vacances à partir de ce we (12 juillet)

Bien non, puisqu'il est parti bosser lundi...



égoistement, je préfére...

J'ai pu me deplacer dans la maison, faire mon ménage, avancer dans toutes les choses que j'avais à faire, même si l'entrain n'y est pas. Comment faire tout ça dans une ambiance pareille, alors que lui lorsqu'il est en repos vous hurle qu'il risque pas de faire quoi que ce soit ici pour vous !!



Hier 14 juillet, j'ai pris sur moi d'aller aux feux d'artifices sans lui, mais avec ma copine/collègue de boulot.

Pour la première fois depuis des années, je n'étais pas tendue. Je ne l'entendais pas pester car on était en plein coeur du village, mélés à toute cette foule qu'il connait à travers les garde-à-vue et autres. (il passe sa soirée à me dire "lui faut que je le convoque, lui je dois lui retirer son permis, lui je l'ai eu au bureau ce matin pour une plainte)

J'imagine comme ça doit être dur pour lui, mais d'un autre côté, on ne peut pas s'empecher de vivre au milieu des autres ?

Je comprends mieux certaines choses, son refus de toujours vouloir assister à des manifestations, ou bien ce plaisir qu'il a à ne faire que des soirées "entre-eux". Le fait, que lui apprecie de vivre en autarcie dans cette enceinte militaire, alors que moi non j'étouffe, on m'étouffe. Ce sont ses collègues, pas les miens... c'est sa vie, pas la mienne. Et pendant de nombreuses années, j'ai vécu ma vie à travers la sienne, simplement parce que je l'aimais. Me mettant entre parenthèses, ce que moi je voulais quelle importance !

Bizarre quand on ouvre les yeux, on se rend compte de tellement de choses...



Hier donc, un feu d'artifice tranquille...

Ensuite, pour finir la soirée, j'ai proposé à mon amie de boire un coup aux nombreuses bodega qui sont installées un peu partout.

Je suis allée là où mon voisin bosse le temps de la fête, il était content de nous voir (et surpris de me voir à la fête ! une première en 10 ans !!) Je me sentais forte de ça, un peu comme une emancipation.

Bien sûr avant de partir, Mr m'a culpabilisé..

"et moi, je reste seul comme un con alors ???"

"heu, ben non, libre à toi de venir voir les feux, mais quand je pense que chaque année on va les voir au niveau des poubelles (à l'angle de chez nous) parce que tu ne veux pas aller au coeur du village, ce serait vraiment du foutage de gueule...."

Il est parti à sa chambre, voir sa télé.



Pendant qu'on buvait un coup (soda pour tous le monde) et que je plaisantais avec mon voisin qui faisait office de serveur, mon fils me dit "ahhh y a le papa de ***" je me tourne et là je vois deux collègues à Mr qui se parlaient tout bas en

1- me matant

2- regardant mon voisin, puis moi, ma poitrine et mes fesses... (super les collègues)



Donc je pense que dès aujourd'hui, Mr va être informé que sa femme se fait draguer par un black (sauf que mon voisin est martiniquais, mais je tiens compte de ce que EUX diront), qu'on laisse pas sortir une femme pareille seule (abstraction de mes 3 monstres, de ma copine et de son fils) et que Mr ferait mieux de reprendre les choses en main dans sa maison !!



J'en ris, mais je sais déjà que ce sera à peu près cette chose là qui sera rapportée.

Je pratique depuis 18 ans maintenant, les commèrages d'escadron et de brigade...



On va voir le retour que j'aurai à midi ou dans les jours qui suivent....



En attendant ça m'a fait un bien fou, de sortir.

dimanche 13 juillet 2008

pensées tapies au plus profond de moi

j'ai peur de jamais arriver à partir


j'ai peur de finir genre contre un platane parce qu'il aura reussi à venir à bout de moi


j'ai peur de ma faiblesse en fait ...


Encore une chose.

Mr ne tient pas ses comptes, ni son compte, ce qui fait qu'il est dans un découvert phénoménal.

Jeudi 10, il me dit qu'il veut me parler.
Arf, je me dis, qu'est ce qui va encore me tomber dessus.

On s'enferme dans la cuisine.
Il me dit qu'il a fait une demande de reserve d'argent (5000 euros) qui aurait du arriver lundi et que toujours rien.
Et qu'il vient de voir que c'était tombé sur mon compte, je lui ris au nez !! sur mon compte ? ça m'étonnerait !!!
Là, il s'absente et revient avec mon relevé bancaire qu'il a ouvert !!!!!!! (reçu du midi meme ou de la veille je ne sais)
Je suis furieuse qu'il ait ouvert !! je n'ai rien à cacher, je gere pas mal de depenses de la maison, les courses, les cantines, garderie, vetements enfants, portable, abonnement adsl, canalsat, assurance de ma voiture, essence, depenses diverses et variés pour la maison... mais il n'a pas à ouvrir mon compte !!!
Je protege mon compte car il est un panier percé, et je ne veux pas qu'il sache lorsque j'ai de l'argent en reste sur le compte car il est comme un enfant ça lui brule les doigts, il ne comprend pas que ça doit rester sur le compte pour un prelevement qui va tomber ou en cas de depenses imprevu (une securité)
Non s'il reste de l'argent, il le gaspille, d'où son compte qui se porte très mal.

Je suis bien obligée de constater qu'effectivement j'ai reçu un virement de 5000 euros. Il est comme un camé qui a besoin de fric, il lui faut vite cet argent et me demande de lui faire un chèque. Je lui en ferai deux, et directement aux organismes qui le reclament. (menace d'huissier)
Je lui demande comment ça se fait que l'argent ait été viré sur mon compte ?? ben voilà hein, il a profité d'une reserve d'argent qu'on propose toujours (putain de societe de credit !!) quand on ouvre une carte fidelité. Forcement, c'est sur mon compte, car c'est une carte à moi.

Là c'est pas possible !!!!

Il me dit qu'il me donnera l'argent tous les mois des mensualités, sans doute 165 euros, mais il est pas sûr peut-etre plus... Il est meme pas foutu de savoir, ça prouve hein !!

J'ai une énorme angoisse sourde, je sais très bien qu'il me filera pas cet argent mensuel.

Il me plante chaque jour un peu plus. Je ne sais même pas le recours que j'ai, je pense que j'en ai aucun car malheureusement je suis responsable de ses dettes, étant mariée sous le régime de la communauté.

Il m'épuise, me pompe jours après jour mon énergie.

J'ai peur un jour de rester sur le carreau, de ne plus avoir la force de me relever.
Après tout c'est ce qu'il veut...

Ferme ta gueule ou je t'emplâtre !!

dispute de ce matin.

Je suis à bout.

J'ai décidé de consigner ici toutes nos disputes, sur le vif, dans l'instant, tant qu'elles me brulent l'estomac, la tête, et le coeur.

Pour sortir de mon inertie, de ma culpabilité à avoir peur de lui faire du mal si je pars.

Un coup, il est bourreau, et l'instant d'après il est victime.

Quand il se pose en bourreau, je suis là comme une guerrière à me défendre, et à être prete à tout pour partir d'ici, et lorsqu'il voit que la limite est atteinte, il se pose en victime, faisant retomber comme un soufflé ma colère, ma determination, ma lucidité.
Et là, je ne suis plus qu'une boule d'angoisse, qui réalise que non je ne peux pas faire ça de partir, quel monstre je suis ect ect.

Je dois consigner toutes mes disputes ici, tant pis si ça vous choque, vous fait réagir, en fait c'est moi que je veux aller chercher en écrivant tout ça ici. Mon Moi, ce petit être que je croyais si fort, et qui est si fragile.



Dispute du dimanche :

Elle commence comme toutes les disputes, bêtement juste un truc qui accroche et qui fait partir le feu.
ça y est déjà la dispute s'efface peu à peu de mon esprit, faut dire qu'il est déjà venu me voir trois fois dans la chambre pour essayer de me faire rire...

ça y est je me rappelle !

On toque à la porte, il est dans l'entrée, mais il n'ouvre pas.
On sonne...
Il n'ouvre toujours pas
Je me déplace donc de l'opposé de la maison (ok on a pas un chateau, juste un 140 m²) et je peste lorsque je vois qu'il est juste à coté de la porte et qu'il n'a pas ouvert.
J'ouvre la porte, c'est ma voisine qui a un service à me demander. Son four est en panne, elle a son repas à finir de faire cuire.
Je referme la porte, et je re-peste en lui disant que vraiment il aurait pu ouvrir à être à côté.
Il y a quelques jours déjà j'ai eu droit à un "ferme ta gueule quand tu parles" puis recemment un "jamais tu fermes ta gueule ?" parce que j'ose lui faire des reproches.

Je ne suis pas du genre à plier, lorsque je ne suis pas contente je le dis, et c'est pareil dans ma vie de tous les jours. Je prefere le dire après on en parle plus, que de bougonner des journées entières en refaisant le monde...
Donc la dispute démarre, parce que je lui reproche de ne pas avoir été ouvrir la porte, il me dit qu'il a pas que ça à faire. Alors je lui demande qu'est ce qu'il peut bien avoir à faire ? vu qu'il n'aide en rien à la maison, là il me retorque qu'il risque pas de faire quoi que ce soit ici pour nous hein (sous entendu rangement, menage et autres)
Je lui dis que ça j'avais remarqué, puisque j'en suis meme reduite à faire à manger à mes enfants quand je rentre du boulot le soir (et qu'il est en vacances) pendant que lui traine sur l'ordi.
là on part sur des reglements de compte, "regarde toi dans un miroir" ça derive sur le téléphone parce que je reponds jamais quand il m'appelle (pour me faire pourrir ou raccrocher au nez non merci !), enfin on s'envoit tous nos reproches à la tête.

Il me reproche alors de n'avoir jamais voulu rien arranger. aucun effort, et là gloups, non pas ça hein !!! des efforts j'en ai fait bon sang. Je tape sur son point sensible, en lui disant que c'est lui qui a fait tout chavirer quand il est rentré de côte d'ivoire, et qu'il ne me touchait plus. Il me dit que comment me toucher puisque je fais chambre à part ??? ahhh mais remets les choses chronologiquement, je fais chambre à part, car dormir pendant 18 mois à coté de quelqu'un qui ne vous touche plus malgré vos efforts, ben c'est dur. (se reveiller le matin en se disant que voilà quoi une fois de plus, il ne s'est rien passé, ça fait mal) et que je preferai dormir seule, comme ça je savais pourquoi je dormai dans mon coin, sans bras pour m'enlacer, sans personne pour m'aimer.

Gloupsss, on est parti sur le sujet qui le fait devenir dingue, car il aime à croire, qu'on ne fait plus rien ensemble parce que c'est à cause de moi, et non à cause de lui, qui n'éprouve plus de desirs.

Du coup, il s'approche de moi menaçant, en avancant un peu comme un gorille (pardon j'ai eu cette image) les épaules qui se balancent d'un coté de l'autre.
Et là, se redressant pour gagner en taille, il me lance un "ferme ta gueule, ou je t'emplatre"

Je vois rouge !!!

Je fais un pas vers lui, et je le regarde dans les yeux en lui disant que je ne suis pas sa soumise et je ne me tairai pas, qu'il m'emplatre s'il veut, mais je ne fermerai pas ma gueule, il est pas encore né celui qui me la fera fermer, et ce ne sont pas les coups qui m'arreteront.
Il recule d'un pas.

La haine se lit sur son visage, la fureur sans doute sur la mienne.

Je crois que je l'ai traité de gros con avant de quitter la pièce.

Depuis il est revenu me voir pour me faire entendre raison. Quand même, comme est ce que j'ose..
Oser quoi ? ah non, je me demonte pas.
Je lui explique mais sans chercher à le convaincre, que j'en ai marre qu'il me dise que je n'ai pas fait d'effort, qu'il raconte ça à d'autres mais à moi, qui l'ai vécu.
Et qu'il remette bien les choses chronologiquement, je suis partie car il ne me touchait plus depuis belle lurette et non l'inverse, il ne me touche plus parce que je suis partie...
Que de toute façon, je sature de lui.
Il tourne tout à la dérision, là où j'éprouve une colère, il en rit, il cherche à me faire rire pour désamorcer ma colère.
Comment peut-il passer d'un état à l'autre ?

Je lui dis que je n'ai pas envie de rire, que la situation ne me fait pas rire, que j'en peux plus.


Car je n'en peux plus....

jeudi 12 juin 2008

souvenirs souvenirs

Les grenouilles vont toujours de l'avant tandis que les crapauds vivent bloqués dans le passé.

C'était un 13 juin il y a sept ans que nous avons échangé nos premières phrases.

Sept le chiffre qui symbolise l'infini, mais aussi le mythique cap crucial et mortel de sept ans dans un couple, si on était un couple.

Nos premiers mots échangés furent un peu à l'image de nombre de nos échanges ultérieurs : Tu étais triste et j'essayais de te réconforter alors que finalement tu n'avais plus besoin de l'être une fois que tu avais extériorisé, souvent en en rigolant, ce qui te faisait mal.

Ce jour-là c'était à cause d'une nana qui avait dit du mal de toi dans ton dos.
Sept ans plus tard c'est également à cause d'une nana qui a dit du mal de toi dans ton dos que nous sommes séparés.
Etrange coïncidence.
ou pas.

Ce jour-là et pendant quelques jours tu as pensé que j'étais une maman, je ne (vous) t'ai détrompée que plus tard.
Une première erreur sans doute, je n'avais pas réfléchi que les premières impressions conditionnent toute la suite d'une relation.
Tu n'as pas pensé à moi comme à un homme au départ, et inconsciemment tu n'as peut-être pas pensé à moi comme à un homme ensuite, même quand je suis tombé amoureux de la femme que tu étais dès le début pour moi.

Un autre mois de juin, plus tard, tu avais fui mon amour envahissant et je prenais des antidépresseurs pour colmater les brêches ouvertes en moi par un chagrin qui ne me lâchait pas à chaque minute de chaque jour.
Tu es partie et revenue quelques autres fois. Je dois être assez insupportable à vivre.

J'ai fait bien d'autres erreurs en ces sept ans, et les plus graves t'ont poussé à partir. Cette fois je ne prends pas d'antidépresseurs, je ne suis pas submergé par le chagrin, alors je ne suis peut-être plus amoureux de toi, mais tu me manques pareillement.

Il y a aujourd'hui 3 mois et 17 jours que je ne sais plus rien de toi, de ce que tu vis, de ce que tu fais, de ce que tu ressens.

Cela me parait un peu injuste car toi tu as un moyen d'avoir des nouvelles de moi mais comme c'est de ma faute au départ, c'est sans doute un juste chatiment, finalement.

mercredi 28 mai 2008




Je suis un oiseau
Qui est tombé de haut
Je traîne ma peine
Une larme qui coule
J'ai dans la gorge une boule
Comme une pierre qui roule
Perdue l'innocence des jours
Passés dans la cour de l'école
Du bonheur, j'en ai pas
Y en a que pour Pierre et Paul

(Refrain:)
Jacques a dit : "Cours"
Jacques a dit : "Vole"
Mais pas le jour où je décolle
Jacques a dit : "Cours"
Jacques a dit : "Aime"
J'ai beau t'aimer, tu pars quand même
Jacques a dit : "Marche"
Jacques a dit : "Rêve"

Me fait tant marcher que j'en crève
Jacques a dit : "Certes, je lui pardonne"
Jacques est un rêve, pas un homme

Reste
Une mélancolie cachée
Sous mon manteau de pluie
Qui traîne encore
Je ne sens plus le vent dans mes voiles
Dis-moi à quoi me sert mon étoile
Si je perds le Nord ?
Mes îles, je les ai méritées
Mes ailes, je les ai pas volées
J'ai tout fait comme tu m'as dit
Mais le rêve s'évanouit

(Refrain)

Jacques a dit, certes, des tas de choses
Mais sur la vie, pas toutes roses

Jacques ne dit pas tout
Jacques ne dit mot
Jacques ne sait pas ce qu'on vit
Jacques ne sait pas que c'est tout gris

Jacques a dit : "Cours"
Jacques a dit : "Aime"
J'ai beau t'aimer, tu pars quand même
Jacques ne sait rien de la vie

Jacques a dit : "Marche"
Jacques a dit : "Rêve"
Me fait tant marcher que j'en crève
La vie, c'est tout gris

Jacques a dit : "Bois"
Jacques a dit : "Mange"
Moi j'ai grandi, mais rien ne change
Jacques a dit : "Vague"
Jacques a dit :"S'cours"
Mais ne connaît rien à l'amour
Jacques a dit : "Chante, c'est une vie"
Moi je déchante peu à peu
Jacques a dit : "Certes, je lui pardonne"
Jacques est un rêve, pas un homme.

happy birthdays

C'est l'anniversaire d'une adorable jeune fille en train de devenir une belle jeune femme.
Je la connais indirectement, je ne lui ai presque jamais parlée, je l'ai peu vue, mais j'ai l'impression de la connaitre très bien et de l'aimer comme si c'était ma fille aussi.
J'espère qu'elle est heureuse comme j'espère que tu es heureuse.

Ces jours-ci c'est aussi un autre anniversaire, un peu teinté d'amertume maintenant que tu as décidé de couper tous les ponts avec moi, mais je m'en souviens fort bien, même si à l'époque, il y a 7 ans, quand j'ai découvert ton existence en te lisant sur ce forum chargé de nos souvenirs, ta demoiselle avait seulement la moitié de son âge actuel et n'était qu'une enfant qui pleurait parce qu'elle s'était trompée de pot à l'école pour ton cadeau de fête des mères.

samedi 3 mai 2008

GW

Les 3 premiers épisodes m'ont échappé cette semaine, à toi aussi peut-être, ou tu les as déjà vus si ça se trouve, mais TF1 rediffuse la série Ghost Whisperer depuis le début (saison 1) tous les jours du lundi au vendredi à raison de 2 épisodes à la fois de 17 à 19h.

Que la joie illumine ton coeur, que l'amour marche dans ton chemin, que le vent caresse tes rêves, que la sagesse apaise tes soucis, que le soleil éclaire ta route, que les étoiles guident tes pas.

à bientôt, peut-être.

vendredi 25 avril 2008

alter ego


"Il manque un temps à ma vie
Il manque un temps, j'ai compris
Il me manque toi
Mon alter ego

Tu es parti mon ami
Tu m'as laissé seul ici
Mais partout tu me suis
Mon alter ego

Où tu es
J'irai te chercher
Où tu vis
Je saurai te trouver
Où tu te caches
Laisse-moi deviner
Dans mon cœur rien ne change
T'es toujours là, mon ange

Il manque ton rire à l'ennui
Il manque ta flamme à ma nuit
C'est pas du je
Mon alter ego

Où tu es
J'irai te chercher
Où tu vis
Je saurai te trouver
Où tu te caches
Laisse-moi deviner
T'es sûrement baie des anges
Sûrement là-bas, mon ange
Sûrement là-bas
Sûrement là-bas

Où tu es
J'irai te chercher
Où tu vis
Je saurai te trouver
Où que tu sois
Je voudrais que tu saches
Dans mon cœur rien ne change
T'es toujours là, mon ange

Il manque un temps à ma vie
Il manque ton rire, je m'ennuie
Il me manque toi, mon ami"
(Jean-Louis Aubert)

lundi 17 mars 2008

un samedi soir sur la terre

Un samedi précédent, j'ai accepté l'idée de faire une soirée resto-ciné avec madame crapaud.
En oubliant au passage que je déteste sortir le samedi soir, en même temps qu' absolument tout le monde.

Pas chaud au départ, les circonstances m'ont encore refroidi : je laisse madame choisir le film, et la chronologie : resto d'abord film ensuite, je suggère seulement qu'avec une séance débutant à 19h45 on mange assez tôt au chinois qui fait buffet en libre service juste en face du ciné.
Avec un fils à l'étranger, il ne restait que deux mini crapauds à fourguer ailleurs pour avoir une soirée tranquille sans même utiliser de baby-sitter.
Elle emporte le second fils chez de bons amis... et ne revient pas, au bout d'une heure notre fille téléphone de la copine chez qui elle fetait un anniversaire pour demander pourquoi on n'était pas venu la chercher (entre autres pour l'emmener chez la copine chez qui elle devait passer la nuit).
Madame crapaud revient un peu plus tard, l'air de rien, une heure et demie apres être juste allée déposer un enfant à 5 minutes d'ici, et s'étonne de mon air légèrement agacé, elle était presque certaine de m'avoir entendu dire que je m'occuperais du transfert de ma fille d'un endroit à l'autre.
C'est vrai que c'est pas comme si elle n'avait pas pris la voiture qui marche bien en me laissant la voiture pourrie, ni comme si l'endroit où elle déposait fiston n'était pas à 5 minutes aussi de l'endroit où il fallait récupérer la soeur, à une fête que seule sa mere, qui l'avait déposée en début d'aprem, savait à quelle heure elle se terminait.

A la place elle est restée à papoter une heure et demie au premier endroit, tout en dégustant un gateau à 18h passés, alors qu'on était sensé manger au resto et tôt.
(même à 10 jours de distance j'en suis encore agacé)

Finalement on est partis en retard, on est arrivé à 19h15 au resto et on a réussi l'exploit de manger en 25 minutes, ce qui était vraiment un sacré gaspillage dans un resto chinois de type buffets à volonté et dont les tarifs des menus étaient quasi multipliés par 2 le samedi soir, parce que sans doute les boeufs qui sortent tous le même soir de la semaine sont bons à traire au maximum comme des vaches à lait.

Il y avait beaucoup de monde au ciné en face, évidemment, et apres une bonne petite attente j'apprends de la bouche de la caissiere que le ciné et le resto ont du se passer le mot et que je peux me mettre mes cartes famille nombreuse dans le c... car les tarifs réduits ne sont pas valables le samedi soir.
Ben tiens.
Par contre merveilleux monde de la consommation, pour 0,20€ de plus on a un bon pour une confiserie. J'ai dit "non" férocement, tout en pensant "super, en plus, TOUS les spectateurs de la salle pleine à craquer font bouffer des pop corns pendant le film".
J'aurais été tout seul, je serai surement reparti chez moi, mais là, pas possible.
Mais finalement c'aurait été dommage.
Car le film, la magie du cinéma, m'ont assez rapidement fait oublier les mercantiles marchands du temple, le repas expédié trop rapidement pour en profiter, les bouffeurs de pop corn, et également que je n'allais pas au ciné avec la femme de mes rêves, mais avec la femme avec qui je vis et m'agace en permanence.
Il y avait une foule de personnages tous plus vrais que nature, sauf peut-être le prof de fac couchant avec une de ses étudiantes (ah ah) surjoué et cabotiné à l'exces par Fabrice Luchini.
Mais tous les autres sonnaient sinceres et émouvants, de l'architecte futur papa, hanté par les reproches de son frère, à la bande de maraichers de Rungis, joyeux drilles que le malheur frappe cruellement, la boulangère de quartier, réac en diable, jouée par une Karine Viard irrésistible, et puis le couple frère-soeur centre du film, elle assistante sociale nantie de 3 enfants, vivant seule, quadragénaire n'espérant plus rien des hommes et certaine ne plus pouvoir être aimée (un peu comme grenouille) mais qui se cognera à l'amour et une nouvelle vie, et puis son petit frère, ex-danseur de cabaret qui a peut-être trop brûlé sa vie par les deux bouts et dont le coeur épuisé ne lui laisse plus que quelques mois à vivre.

De son balcon et en attendant la mort il observe ces vies et ces personnages que nous observons avec lui, se débattant avec leurs besoins, leurs désirs, leurs angoisses.
Il s'appelle Pierre, et il y a dans le film la plaisanterie de grenouille et crapaud sur les coeurs de pierre...
Et à la fin du film, quand il part en taxi pour un hopital où l'attend une transplantation qui a une chance sur deux de le tuer, une chance sur deux de le faire renaitre, le hasard le fait croiser à nouveau tous les personnages du film, perdus dans les rues de Paris et dans leurs pensées, et il leur dit à tous muettement et à nous aussi : "n'oubliez pas que vous êtes vivants, et que c'est le principal, sans ça vous n'êtes plus rien, sans ça plus d'espoir, plus de possibilités de changer, de recommencer, de retrouver ceux qu'on aime."
Le message m'a presque ragaillardi, en cette période où tout se délite autour de moi. Certes j'ai tout raté dans ma vie, sauf mes études et mes enfants, mais je suis vivant.

Grenouille m'a enseigné à douter des coïncidences, c'est pourquoi je ne me suis presque pas étonné que deux jours plus tard, en emmenant petit fiston chez le médecin pour obtenir un banal certificat médical pour l'inscrire à la natation déjà commencée, j'ai la malchance (ou la chance ?) de tomber sur un stagiaire trop zêlé qui sous l'oeil indéchiffrable de mon docteur prend son rôle très au sérieux et entend des différences de rythme dans le battement de coeur de petit fiston et me fournit un certificat médical qui ne me sert à rien ("sous réserve de l'avis d'un cardiologue", c'est sûr qu'en lisant ça le maitre-nageur va le virer illico du groupe) et un lettre pour aller voir un cardiologue.
Alors je suis très sceptique, à 8 ans, s'il avait un probleme de coeur, les nombreuses blouses blanches maniaques du sthétoscope qui ont écouté battre le coeur de mon mini trésor l'aurait repéré avant un stagiaire, mais comme je ne courrais pas de risque avec la prunelle de mes yeux, je l'ai pris, ce rendez-vous au CHU pour une exploration du bruit de son petit coeur, et on verra bien, ça ne sert à rien de s'inquiéter à l'avance.
C'est dans pas si longtemps que ça, mais assez longtemps pour me mettre un peu dans la mouise pour la natation et ce certificat médical que je suis sensé fournir rapidement, et même vis à vis de madame crapaud, à qui pour des raisons que je ne suis pas sûr de comprendre je n'ai encore rien dit. Peut-être parce que je me sens absurdement coupable d'avoir emmené notre fils chez mon docteur à moi, jolie blonde plutot incompétente, alors que si je l'avais emmené chez son médecin à elle, y aurait pas eu de stagiaire et sans doute pas eu de probleme non plus.
Je prends pas les paris que je vais réussir à faire faire une exploration cardiaque à un enfant sans que sa mère s'en doute, mais si y a une mère avec qui c'est possible, ce sera madame crapaud, si occupée et affairée à des dizaines de choses.
En tout cas, même avec un coeur qui fait du bruit, fiston fait déjà à chaque séance des progrès dans l'eau. Ce sera bientôt un vrai fils de batracien. Et il est vivant et plein de vie.

samedi 8 mars 2008

crapaud chez la psy de sa femme

Elle était contente, la psy de madame crapaud, à la fin de notre séance de couple de crapauds.
Elle trouvait qu'il s'était passé quelque chose, quelque chose d'important.
Madame crapaud faisait la moue, elle ne trouvait peut-être pas, on s'est moins préoccupé de ses besoins à elle qui a moins parlé que moi, alors elle a dit oui surtout pour faire plaisir à sa psy qui me couvait du regard comme si j'avais démontré à moi tout seul les bienfaits de la Gestalt-therapie.
Alors que je sais pas trop.
La psy nous a fait jouer à se pousser, à lutter l'un contre l'autre, Madame Crapaud y a mis toute son envie de gagner et elle a gagné, effectivement, un peu à la surprise de mon esprit, s'attendant quand même à ce que le plus grand et le plus lourd gagne, mais pas à la surprise de mon coeur, habitué à céder, à la laisser gagner.
Cela m'est venu comme ça, que ce n'était finalement pas son peu de gout pour le sexe qui m'avait détourné de ma compagne, mais son besoin de diriger et de dominer, d'imposer ses besoins et ses désirs, de ne pas se soucier des miens.
Et pourquoi s'en soucierait-elle ? puisque je ne les dis pas, par un raisonnement vicié à la base : si je demande rien, elle ne me demandera rien non plus et me fichera la paix.
Mais elle s'en fiche bien, que je ne manifeste pas de désirs et de besoins, ça l'autorise juste à ne pas en tenir compte et ne l'empêche en rien de m'imposer les siens, bien au contraire.
La psy m'a demandé de les dire, pour une fois, j'ai hésité, mais après tout pourquoi pas, alors j'ai émis l'idée que ce que j'aurais aimé c'est que de temps en temps elle m'obéisse, ait l'air un peu "soumise".
Elle a ricané.
Sa psy l'a reprise, alors elle a dit qu'elle riait parce qu'elle était gênée.
Et puis ça lui fait peur cette idée de soumission, ça lui a mis des images en tête embarrassantes, voire angoissantes.
Ma soumission depuis 20 ans qu'elle me plie à ses désirs ne la gêne jamais, mais que j'émette l'idée de mon côté a réveillé ses angoisses des femmes martyres, esclaves, etc.
Mouais.
Sa psy lui a fait remarquer qu'effectivement tout diriger l'éloignait peut-être de la jouissance car il n'y a pas de jouissance sans abandon.
Madame crapaud a convenu de mauvaise grâce que peut-être elle pourrait essayer de lâcher prise, de s'abandonner, pour voir, un de ces jours.
A la Saint-Glinglin ?
Je me demande quelle forme ça prendra ?
pas sexuelle, madame crapaud n'est pas le genre de femme à tailler une pipe à son mari pour son plaisir, encore moins agenouillée devant lui en tenue de soubrette. Je me demande si ça me plairait d'ailleurs, est-ce que je sais seulement quels sont mes désirs, à force de les taire.
Non, probablement qu'elle m'accordera un de ces jours l'immense privilège de mettre la cheminée que je veux dans son salon, à condition qu'elle ne soit pas trop ceci ou trop cela.
Elle a raison, la psy, ça va changer ma vie.

Plus tard j'ai continué de réfléchir, dans mon coin, bien que je crois que réfléchir ne changera pas ma vie non plus. Il semblerait que je fasse ça avec toutes les femmes de ma vie, ne pas exprimer mes besoins. Certaines m'imposent les leurs, d'autres non, mais aucune ne se soucie des miens, finalement.

vendredi 29 février 2008

crapaud à la question

C'est que j'avais envie d'y répondre moi aussi, au questionnaire de papillon, et même plus particulierement de le faire en miroir avec les 6 petits faits de grenouille, avec qui j'ai autant de différences que ressemblances, c'est ce qui est à la fois enthousiasmant et compliqué, alors je me jette à l'eau (ce qui ne devrait pas faire peur à un amphibien)

1/ en voiture j'attache toujours ma ceinture après avoir commencé de rouler, un signe fort que j'aime me compliquer la vie ou que je suis trop pressé ?
Quand c'est ma vieille voiture à moi je n'allume pas la radio, vu qu'y a pas de radio, quand je peux prendre la belle voiture dédiée plutot à l'usage de Madame, j'en profite pour allumer la radio (RTL2 ou Alouette)

2/ lorsque je rêvasse (c'est à dire tout le temps) ou suis nerveux (tout le temps aussi) il me faut un stylo dans la main pour le tripoter, jongler avec, le malaxer, le retourner dans tous les sens. Mais je passe aussi la main dans les cheveux et remonte constamment mes lunettes sur le nez puisqu'elles s'obstinent à le descendre.

3/ je ne finis jamais un livre que j'ai commencé ... sauf s'il me plait assez pour mériter cet honneur. Le cimetiere de mes livres commencés a une parenté avec le cimetiere des éléphants, mais en bien plus grand. J'ignorerai toujours s'ils avaient des fins magnifiques.

4/ même en pleine canicule je me promène avec des pantoufles fourrées dans la maison. Ma seule concession à la canicule c'est que je ne mets pas des chaussettes en plus, au-dessus de 30°C.

5/ comme grenouille je ne peux pas m'empêcher de caresser un chat quand j'en vois un.

6/ je ne bois jamais de café et dans mon chocolat je mets deux morceaux de sucre roux, parce que c'est bien meilleur comme ça.

Bon là, comme ça on dirait qu'il y a plus de différences que de ressemblances entre un crapaud et une grenouille, mais au fond ils ont les mêmes espoirs et les mêmes doutes.

mardi 26 février 2008

Bruissement d'ailes d'un papillon.

Lorsqu'un joli papillon vient se poser sur notre nénuphar, il y laisse en cadeau un petit Tag.

J'avoue que je ne connaissais pas cette coutume, Crapaud a du me l'expliquer.

J'aime bien ces sortes de jeu, le souci residera surtout dans les blogs que je taquerai en retour !
La mare est un blog secret, et les bloggers que j'aimerai bien tagguer serait un lien vers moi, vers Crapaud. Une levée d'anonymat sur la blogosphère parallèle.

Je me débrouillerai quand même !

Donc si j'ai bien tout suivi :

Je remercie tout d'abord Papillon de nous avoir taggué et je ré-écris l'énoncé :

Je dois mentionner 6 choses/habitudes/tics sans importance sur moi même et désigner 6 personnes qui prendront le relais. La sixième en fait sera celle qui m'a taggué.


1) En voiture, j'attache toujours ma ceinture et j'allume aussitôt mon autoradio, même pour 10 métres à faire... (me remettre à ma place de parking par exemple)

2) lorsque je suis songeuse ou préoccupée, je joue avec une mèche de ma frange (non je ne la tortille pas entre mes doigts, je me contente de faire passer inlassablement la meme méche entre l'index et le pouce)

3) Je finis toujours un livre que j'ai commencé même s'il est ultra supra nul. (on sait jamais des fois que la fin soit magnifique)

4) je ne mets jamais de chaussons pour rester à la maison, je marche pieds nus l'été et en chaussettes anti-dérapantes l'hiver.

5) Je ne peux m'empêcher de caresser un chat quand j'en vois un près de moi.

6) Je mets une moitié de sucrette dans ma tasse de café, entière c'est trop sucré, sans c'est carrement pas sucré (je sais... à ce stade c'est subjectif)


Pour les liens de blog

Je propose déjà

- notre Doudouce
- Le blog de bientôtdivorcée.
- Hélène si tu nous lis.
- Choux hiboux cailloux genoux ... (oui toi ;-) )
- ?
- Papillon

Je reflechis pour le 5eme, et je viendrai mettre les liens plus tard.



A TAGGUE !!

jeudi 21 février 2008

que fait crapaud sous l'eau ?

Jusqu'à présent quand crapaud allait nager avec ses mini crapauds, il nageait à la surface, avec ses lunettes de crapaud myope sur le nez, pour ne pas perdre de vue ses mini crapauds, dont il y a toujours eu depuis 14 ans l'un ou l'autre à nager encore comme une pierre pas ponce.

Eventuellement il lui arrivait de faire un bref tour sous-l'eau, en tenant ses lunettes de myope dans la main patte palmée, pour jouer au requin qui fait peur aux mini crapauds.
Il évitait de trop ouvrir les yeux sous l'eau, parce que de toute façon il voyait pas grand chose sans lunettes de vue, et en prime l'eau chlorée des endroits où il nage lui fait mal aux yeux.

Eventuellement encore il lui arrivait de quitter du regard la surveillance des mini crapauds pour apprécier brièvement les formes de dames passant sur les bords de la piscine mare.

Ses mini crapauds ont réclamé les uns après les autres des lunettes de plongée pour regarder sous l'eau, et un jour, plusieurs années après l'arrivée des premières lunettes de plongée dans la famille crapaud, et cette semaine pour être précis, il a eu l'idée d'essayer cet instrument.

Un monde nouveau, étrange et merveilleux est apparu à ses yeux. D'abord crapaud n'avait plus du tout mal aux yeux, ensuite il y voyait très bien, l'eau faisant apparemment office de verres correcteurs de myopie, et il y voyait même de très près, comme au microscope ou à la jumelle.

Et que vit-il ?

Il vit des tas de jambes féminines entièrement nues, ainsi que l'endroit où elles se rattachent au reste du corps, et pour la première de fois de sa vie de crapaud, il pouvait même les regarder sans risquer de s'attirer des remontrances offusquées ou même un froncement de sourcil.
Le problème était qu'il n'avait pas ses propres lunettes de plongée mais sur les 8 heures passées dans l'eau cette semaine avec 3 mini crapauds tous munis de la chose, il a souvent pu en emprunter aux uns ou aux autres, et se régaler de la vue de jambes et de maillots de bain laissant deviner des formes apétissantes.

Donc Mesdames zet Mesdemoiselles, méfiez-vous lorsque vous barbotez paisiblement dans une piscine, il y a peut-etre bien un crapaud nageant silencieusement entre deux eaux en retenant son souffle de longues minutes, occupé à détailler vos charmes à la loupe si je puis dire.

Et grâce à la magie de la diffraction de l'eau, il n'a pas besoin de s'approcher beaucoup pour avoir l'impression fort agréable d'avoir presque le nez entre vos gambettes...

(les désirs inassouvis chez le crapaud mâle ont des effets désolants, excusez-le)

La grippe

Je le disais pas plus tard que dans mon dernier billet.

Deux jours de fièvre à 39, où j'ai été bossé.
Sauf que le troisième a été lé plus terrible.
J'ai passé une nuit peuplée de démons avec un 40.5°c (vous ne rêvez pas)
Je me sentais très très mal.

Impossible d'aller bosser ce matin, j'ai envoyé un texto à ma collègue, je me disais "je me douche, je m'habille, et la fièvre tombera au boulot" (je délirais sans doute)
Mais j'étais incapable de bouger ma carcasse tantôt frissonnante, tantôt transpirante.

J'ai voulu descendre prendre un rhin-advil, mais je me suis retrouvée en bas de l'escalier avec des jambes en coton et un étourdissement. Je suis remontée à quatre pattes, la scéne valait sans doute le détour.

Mon médecin est passé entre deux visites, 8 et demi de tension, une méchante grippe, des antibios, un arret de travail pour les 1 jours et demi qu'il me restait à faire (mon premier en trois ans snif)

Du repos, du repos du repos !!!

Je ne pourrai pas aller à la reunion super importante de ce soir, ni à l'entrainement de demain, ni à mon recyclage de samedi qui était le dernier en date !
Mon directeur doit me rappeler pour voir comment on peut faire, moi perso ça ne me dérange pas qu'on m'évalue sur le terrain, ou sur trois cas concrets en salle pourvu que je ne perde pas mes acquis.

J'espère que lorsque je serai bien remise j'aurai le moral en prime, je comprends mieux cette baisse de moral qui me collait à la peau, je devais couver...

mercredi 20 février 2008

Repos

Deux jours que je vais bosser avec 39°c de fièvre ! Je suis à côté de mes baskets. L'impression que mon "esprit" flotte à côté de mon corps.

Mrgrenouille est parti ce matin avec les enfants chez ses parents.
J'ai le coeur serré, mes enfants me manquent !
Mon garçon ne voulait pas y aller, (ma grande non plus) il a pleuré hier au soir et ce matin, et ça m'a filé le cafard.
je suis restée zen face à lui, en le reconfortant et en lui disant qu'il allait bien s'amuser chez son papi et sa mamie. Mais il m'a dit entre deux sanglots que j'allais trop lui manquer, et aussi que j'étais malade et que j'allais me retrouver toute seule. J'ai dis qu'au moins je me reposerai ! alors il m'a demandé "oui mais qui va s'occuper de toi" et là j'ai rien dit mais j'ai eu un gros poids sur le coeur. Malade ou pas malade, qui "s'occupe" de moi ?

Je suis rentrée, la maison me parait bien silencieuse et bien vide, je suis crevée, je m'étais prévue des tas de choses, mais je vais me faire un Fervex bien chaud et me mettre sous la couette, dans le lit de mon ancienne chambre.

Je ne vais pas à mon poste de secours cet aprem, ils ont assez d'équipiers et vu mon état, je suis dispensée de poste !
En fait, en surface ça m'arrange car je suis trop hs, mais au fond rester là seule, c'est pas top.

Je vais tenter de dormir un peu car j'ai passé une nuit affreuse à me battre contre la fièvre, et une toux qui m'a irrité la gorge.

Pas la force d'aller voir le medecin, pourtant je le devrai...



Crapaud est parti en vacances une looongue semaine, il me manque.

lundi 18 février 2008

Lauréate du concours

Oui je sais, c'est sans surprise aucune que crapaud lira ceci...
Le com qui suivra sera "je te l'avais dit ma chère grenouille" ou bien "c'est qui, qui avait raison"
mdr

Bon, vas y tu en meurs d'envie ;-)

Les resultats sont tombés en fin d'aprem, j'étais sur internet avec mes collègues pour passer une commande. à la fin, elles m'ont demandé de vérifier encore une fois...
J'ai ouvert le site, et là j'ai vu en gros que les resultats étaient en ligne.
Je voulais plus savoir hein..
Alors elles criaient "clique mais bon sang clique dessus"
ce que j'ai fait.

Frayeur, je ne voyais pas mon nom, alors ma collègue me tapait dessus en disant "mais si moi je te vois, moi j'ai des lunettes !!!!"
Elles m'ont embrassé, C. a téléphoné à la mairie, je leur ai annoncé la nouvelle.
Ils étaient super contents, et m'ont dit qu'ils avaient parié sur le bon cheval, qu'ils savaient qu'ils avaient eu raison de me garder, et que j'avais officialisé mes competences en obtenant ce concours ! que je leur avais prouvé une fois de plus combien j'étais compétente.
Ils m'ouvrent le poste en fin d'année, voili voulou.
COncretement ça change rien pour moi, sauf une légère augmentation de salaire, des conditions de travail mieux définies, et au final une meilleure retraite.

J'ai appelé mon papa, et ça fait toujours chaud au coeur d'entendre sa voix vibrante de fierté.
Ensuite j'ai envoyé des textos à toute la galaxie ou presque.
Même à mrgrenouille sauf que j'avais pas envie.
Il en a trop fait quand je suis rentrée comme d'hab.


Il m'a fait passer un horrible we, à s'enfermer dans sa chambre pendant deux jours, sans me parler, sans nous parler, Sortant juste pour se faire un café !!
En m'ignorant, me rendant invisible et me faisant sentir moins que rien.

Du coup, je n'avais pas envie de lui faire partager cette belle nouvelle, qui de toute façon perdrait tout son éclat face à lui.
Mais je l'ai fait quand même.. c'est comme ça

Il voulait m'amener au resto pour fêter ça, je ne vois pas ce que l'on a à y faire. On se s'adresse pas la parole à la maison, se regarder en chien de faïence en public non merci !

Demain soir, je feterai ça avec ma collègue qui m'a soutenu tout le long, ça ça compte vraiment pour moi.

Mon père tout à l'heure sur internet m'a dit que je devais vivre ma vie, qu'il le fallait vraiment, il n'aime pas du tout le comportement de mrgrenouille, je dois apprendre à vivre pour moi !
Cela je le sais.

J'ai eu ma belle mère aussi au tél, elle s'est plainte de mrgrenouille (à moi...pfff) il ne l'appelle jamais, il est odieux au téléphone, elle lui a même raccroché au nez en lui disant qu'il n'avait plus 6 ans pour agir et se comporter de la sorte.

ça me fait sourire, parce que même sa mère ne prend pas sa défense c'est pour dire comme la situation que je vous transpose est plus que désagréable.
J'essaye de rester le plus honnête dans mes retranscriptions, sans vous influencer.

Après une violente dispute à midi (non les enfants n'étaient pas avec nous) je lui ai dis qu'il était un poison qui me detruisait jour après jour, que son comportement était pueril et qu'il me faisait souffrir. Qu'il devrait profiter de ses vacances pour aller voir ses parents comme sa mère le désirait -au tél-, il m'a répondu que non il partirait pas ça me fairait trop plaisir, et qu'on irait ensemble mercredi.
Sauf que mercredi, j'ai pris mes dispositions, je suis sur un poste de secours !!!

samedi 16 février 2008

Merci mon crapaud, tu as raison la st valentin n'est qu'une fête commerciale.

Il y a une chose que je ne digère pas.

Ce sont les cadeaux de mrgrenouille toujours plus beaux, toujours plus chers, au fur et à mesure que ses démonstrations d'amour s'amenuisent et qui ne font en aucun cas "don de soi".

Pour nos 18 ans, il m'a offert un Appareil photo numérique de 10 millions de pixels. Non il n'y a pas d'erreurs sur le nombre de pixels, moi meme prise d'un doute j'ai été vérifié.
Pourtant la situation est claire non ? je fais chambre à part, abstinence totale (forcée mdr) et s'il y a bien une chose que j'aurai bien aimé qu'on ne me rappelle pas c'est que nous fetions nos 18 ans...

La st valentin j'ai été plusss que archi claire.

On ne se la fête pas, ce serait vraiment de l'hypocrisie pure et dure.

J'ai été très distante.

Mais le soir, mrgrenouille est rentré du boulot et m'a offert non emballé (car il venait tout juste de l'acheter) un dvd trouvé au bureau de tabac du coin.
Il l'a pris les yeux fermés surement, prendre pour prendre histoire d'accomplir son devoir d'ex valentin sur le retour...

Lorsqu'il me l'a tendu, j'ai éprouvé une grande colère (interieure) je n'arrive pas à retranscrire en mots ce que j'ai bien pu ressentir, mais c'était comme s'il se fichait de moi.
Déjà la jaquette du dvd ne m'attirait pas, tout cela avant de découvrir qu'il s'agissait d'un film pour les amateurs de gores. Le 2 en plus, comme ça il sera plus nul et les realisateurs auront eu le temps d'ajouter un peu plus d'hémoglobine.
Je me suis sentie rien.

Je lui ai demandé x fois de ne rien m'acheter de ne pas faire semblant. Qu'une st valentin était une fête d'amoureux, alors qu'on ne se joue pas la comédie. par pitié !!!

De voir qu'il me ramenait au dernier moment ce film pris à la va vite (il n'aurait jamais pris ça s'il avait eu le temps de lire le resumé qui parle d'une armée qui se fait dévorer par une tribu anthropophage et cannibale) histoire de se mettre en accord avec sa conscience "j'ai fait mon devoir de mari, elle a eu quelque chose hein"

ça m'agace au plus au point.

Et ça me confirme que quoique je dise :

- il ne tient pas compte de mon avis, mes désirs.
- qu'il ne saura jamais donner de soi

Son DVD est resté emballer dans son blister, sur un coin de meuble.



J'ai reçu deux autres cadeaux de "st valentin", un sachet de bonbons qu'un petit enfant de 6 ans, m'a fait. Il a selectionné ses bonbons preferés (sur le coup j'ai pensé que ça devait être ce qu'il aimait pas mdr) les a mis dans un petit sachet pour me les offrir. J'ai adoré !

Et le deuxième m'a offert un super dessin representant un soleil jaune vif et au bout de chaque rayon un coeur ! (4 ans et demi !!)
Il a supplié sa maman de le reveiller plus tôt lendemain, car il devait me faire un dessin. Il m'aime en secret ainsi que deux petites filles de sa classe, mais je suis sa preférée... (il dira plus ça dans quelques années mdr, la concurence est rude lol)
Sa maman l'a accompagné en classe, et avant de refermer la porte m'a dit en riant "chanceuse !!"


Et là, voilà ça m'amene à reflechir.
Au vu du dessin, j'imagine le temps que l'enfant a passé à le faire en tirant la langue pour mieux s'appliquer, ayant en plus une demi heure de sommeil en moins pour moi !!!
J'imagine l'autre selectionnant dans ses bonbons ceux qu'il préfére (alors qu'il aurait été plus simple de me donner les goûts qu'il aimait le moins) avant de me les emballer soigneusement.

Et je me dis que l'argent tue l'amour !!
Il est si simple d'aller au magasin prendre quelque chose...

Enfin bref...



Les enfants sont en vacances, moi pas.

J'attends toujours le resultat final de mon concours (qui aurait du être hier) et je stresse.
Je vais profiter du beau temps pour aller me depenser physiquement, ça me chassera toutes ces idées noires qui s'agglutinent et qui m'empêchent de positiver.

vendredi 15 février 2008

Grenouille, be my Anti-Valentine, by Crapaud

La St Valentin est une grosse daube parce que :

les couples qui s'aiment encore n'ont pas besoin d'enrichir les marchands du temple avec leur amour

les couples qui ne s'aiment plus ont une journée particulièrement pourrie pour s'en apercevoir encore mieux

un montage spéciale dédicace pour ma Grenouille préférée qui a eu tout loisir hier pour méditer sur le sujet des cadeaux crétins de la St Valentin

jeudi 14 février 2008

JE DETESTE LA ST VALENTIN.


LES CRETINS QUI SE CROIENT OBLIGE DE LA FETER SOUS PEINE D'ETRE DE MAUVAIS MARI (laissez moi rire)

JE DETESTE VOIR DES COUPLES HEUREUX, SE BECOTER SUR LES BANCS PUBLICS.

Et pourtant ça me fait sourire, car leur bonheur me rechauffe un peu le coeur.



Mais quand même bonne st valentin à vous, savourez votre bonheur sans trop vous poser de questions, il est là, il n'y a que ça qui compte.

Ne me le souhaitez pas en retour, ce fût une journée éprouvante....


Les jours se suivent et se ressemblent.

Mais il est où le bout du tunnel ????

dimanche 10 février 2008

cours, crapaud, cours

Dimanche matin dernier, comme souvent quand le reste de la troupe de joggeurs se fait porter pâle , je vais courir une petite heure seul avec une amie. (même si je préfèrerais faire autre chose avec elle, je suppose que courir aussi est bon pour mon corps, à défaut de mon coeur)
C. court vite mais j'arrive à la suivre, ordinairement, quelques fois surtout grâce à mon orgueil mâle mal placé.
Ce matin là j'ai vite regretté les 4 tartines avalées avec un bol de chocolat chaud avant de venir.
D'habitude je cours à jeun, malgré les conseils avisés de mes co-joggeurs et co-joggeuses, et je me sens léger comme Mercure avec ses petites ailes ridicules aux pieds.
Là je me sens lourd et attiré vers la terre comme un vieil hippo fatigué.

Au bout de 25 minutes je faiblis et je lui laisse prendre quelques mètres d'avance, sans déplaisir car la vue de ses fesses bougeant au rythme de sa foulée a quelque chose d'encourageant et d'agréable.
Malheureusement assez rapidement son avance augmente de 10 mètres puis 50 et je ne profite plus guère de la vue.
Elle ne se retourne même pas et je finis par ne plus la voir du tout.
Pas que je risquerais vraiment de me perdre, même si on court sur son territoire, qu'elle connait bien mieux que moi, mais je la trouve cavalière quand même.
D'autant qu'elle court avec moi en grande partie parce que depuis quelques années elle a la trouille de courir toute seule en campagne ou forêt, et je me demande comment elle espère que 200 mètres derrière et à bout de forces je vais la protéger si elle se fait agresser par un psychopathe rural, dominical et matinal.
Un peu plus loin elle réapparait à ma vue, marchant, je me dis "ah tiens elle m'attend, il y a du bon en elle, finalement" mais dès qu'elle me voit de loin, rassurée sans doute, elle repart encore plus vite.
Quand je la retrouve chez elle, elle m'a préparé un grand verre d'eau du robinet et un stock d'excuses :
"désolé de pas t'avoir attendu, je suis absolument obligée de courir à mon rythme"
"et aussi je me refroidissais trop vite en marchant"
Je ne lui ai pas fait remarquer qu'en pleine forme comme elle était, elle aurait pu résoudre son dilemme en courant 2 minutes pour revenir vers moi, je suis bien trop poli pour ça.
N'empêche que dans la semaine, je me faisais la réflexion que moi je m'adaptais depuis 2 ans à son rythme à elle, que c'était toujours moi qui faisait 15 kms aller et 15 kms retour en voiture pour lui tenir compagnie dans son jogging dominical, et que ça ne s'expliquait pas seulement pour cause de forêt plus agréable à parcourir en courant, près de chez elle : je n'habite pas sur les Champs Elysées, en 5 minutes de course (à travers un parc d'ailleurs) depuis chez moi on est en pleine campagne.

Je me disais que C. était encore ce modèle de femme mariée pour lequel j'ai déjà donné plein de fois (et je me suis débarassé que récemment de la pire dans le genre) qui n'a que 3 priorités dans la vie : ses enfants, son mari, son boulot, qui n'a rien à faire de moi mais apprécie quand même bien de posséder un ami masculin pour courir avec, mais pas pour qu'il lui court après, bien que ce soit flatteur s'il a des désirs pour elle, à condition qu'il ne les exprime pas ouvertement et sache rester à sa place et ne rien demander.
On lui offre juste un verre d'eau, et des pommes du jardin quand en plus il aide la jeune fille de la maison en maths.

Je me disais aussi que j'allais inventer un souci de voiture ce dimanche pour tester si elle, exceptionnellement, elle se déplacerait pour courir avec moi, et puis finalement je n'aime pas mentir, et je pardonne toujours tout et n'importe quoi à toutes les femmes, pour peu qu'elles aient un minimum de charme, aussi je l'ai appelée hier pour lui demander à quelle heure ça l'arrangerait que je vienne aujourd'hui.

Si j'étais croyant, je penserais que le petit jésus, moins magnanime que moi, l'a punie un peu sévèrement, car elle m'a répondu qu'elle a glissé en chaussettes dans ses escaliers et dans la semaine, et que si elle ne s'est rien cassée, elle a quand même trop de bleus en divers endroits douloureux pour avoir la moindre envie de courir...

dimanche 3 février 2008

C'est bon pour le moral...




Chandeleur oblige bien sûr !!!!

En tout cas, il en reste.

Ptit truc très bête, pendant que je faisais cuire mes 50 crêpes, je me suis dit que ça devrait être super chouette de faire une soirée crêpes entre ami(e)s. ou un soirée tout court.

Hier je suis passée voir mon équipière à son boulot, on a parlé d'un tas de choses, et ça m'a fait du bien.


Je fais toujours chambre à part avec mrgrenouille, il est dans une période moins désagréable.
Mais que c'est dur de vivre comme ça. que c'est dur...

Cet aprem, je vais faire un peu de roller avec mes tétards.
Juste si mon tétard deuxième va mieux, il se plaint du ventre depuis deux jours (le ventre est son point faible) hier soir, ça m'a fait pensé à une crise d'appendicite, je surveille.


Je vais preparer le repas et me bouger un peu, ce serait moi je resterai sous la couette toute la journée à ne vouloir parler à personne.
Chose impossible lorsqu'on a trois enfants et un mari qui assume pas (bon là il bosse spa sa faute)


Allez zou, on se bouge.


Bon dimanche à vous !

vendredi 1 février 2008

Autopsie d'une grenouille

ça fait longtemps que je ne suis pas venue sur mon nenuphar, ohhh pas que je n'en éprouvais pas l'envie hein ... non !
Juste que comme un animal blessé j'ai eu besoin de lécher mes blessures encore et encore, sans reussir à les cicatriser...
Mais ça c'est ce que vous voyez car comme une grenouille de laboratoire, je m'auto-disséque pour laisser voir l'interieur de mon "moi-très interieur".
Celui que personne ne voit, ne soupçonne.

Alors voilà on y est, il me faut poser ici, ce que je rumine depuis des jours zé des jours.
Pas facile.

L'appart, c'est pas bon, je ne l'ai pas, je ne l'aurai pas.
La proprio a decidé comme on s'en doutait de revoir le loyer.
Sauf que de 500 euros, il est passé à 800 !
Ce n'est donc pas que j'en ai pas envie, forcement hein (j'en revai de cette maison) mais avec mon salaire de misére, je dois me resigner..

RESIGNER, le mot que je deteste le plus au monde.
Résigner "renoncer sans y être forcé".

Mercredi, jour où j'ai appris que mon rêve, mon semblant de liberté qui me faisait planer sur un nuage cotonneux à souhait, s'evanouissait. J'ai pleuré.
OUi j'ai pleuré.
Pleuré comme jamais.
Les vannes se sont ouvertes pour ne plus se refermer. J'ai du pleurer l'équivalent d'un an en quelques heures.
J'aurai aimé trainer ma misére, j'aurai aimé avoir le droit d'être malheureuse. Mais je n'ai pas pu.
La vie, ma vie a repris son cours.
Le jeudi soir, un recyclage radio qui a fait que je n'ai pu montrer mon vrai désarroi.
Bon en fait, il s'agissait plutôt d'une information radio en vue de notre recyclage. Les données coulaient sur moi, n'atteignaient pas mon cerveau, j'en avais rien à faire.
Le vendredi matin, l'oral de mon concours.
Je m'y suis pointée en me donnant le masque de la nana bien dans sa peau épanouie, avec une vie de famille des plus reussie. C'était vital devant le jury qui m'a questionné sur mon équilibre familial.
J'ai menti effrontement encore plus à moi-même qu'à eux.
Le we vite arrivé, pas le temps de souffler, encore en plein dans mon oral (qui s'est très bien passé).
Puis lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi fait de ses petits tracas, de mes journées bien remplies. Pas le temps de penser.

Et pourtant.

Je suis en mille morceaux.

Cassée, emiettée.

La reponse de la proprio à mon voisin quand au loyer bien trop cher "ooohhh c'est pas grave, on a les moyens, alors on attendra que quelqu'un nous loue l'appart, on a les moyens d'attendre"
Je me suis sentie RIEN. Une misérable, une pauvre.

Je croyais quoi ? Que ce serait facile.
Que Robin des Bois était de nouveau parmi nous ? que Mére Térésa a ressuscité ?
pfff, quelle cretine.


Entre temps, un xx qui m'envoie un texto pour me dire que le passage de la miss lui a mis la tête à l'envers. qu'il ne sait plus où il en est et qu'il ne se sent pas de discuter avec moi, qu'il s'excuse de sa lacheté.

Bref.

Plus tard, j'apprends qu'il me bloque pour ne pas avoir à me parler.

Je suis furieuse. Je suis toujours restée sagement dans mon coin, alors des reactions pareilles non merci.
à une époque, il m'avait laissé ses codes de connexions pour plusieurs raisons, pour que je fasse des modifs sur son ordi, pour que je contacte sa hotline pour faire son transfert après son demenagement, que je m'occupe de plein de choses administratives.
Je tente un truc débile, me sentant un hacker dans l'âme.
Je rentre le même code sur son compte msn, et à ma grande surprise (excitation ?) ça fonctionne.
Je me retrouve connectée chez lui.
J'en profite juste pour faire une chose.
M'auto-supprimer.
Je me supprime de sa liste de contact.
Je disparais. Puisqu'il me bloque, autant qu'on en finisse, je m'enlève de ses contacts.

Quelques jours après (trois) je reçois un message msn (et oui il m'a remis dans ses contacts) pour me dire qu'il sait et a vu que je l'avais supprimé (il a rien compris j'imagine) et que ce qu'il voulait c'était juste me parler.
Je lui renvoie en différé, qu'il n'est pas logique, il me bloque pour ne pas avoir à me parler et maintenant que moi j'ai pris la decision de me supprimer, il veut me parler.
Il me repond bien plus tard que oui il aimerait.
Depuis plus de nouvelles.

J'attire les cretins ...

Et tout ça, vient se coller à ma peau, comme une sorte de couche de crasse, qui malgré mes douches et mes savonnages ne partiraient pas.
Je me sens sale.
Mais sale de quoi bon sang ?
De travailler honnetement, et de ne pas avoir un salaire correct ? ça alors ce serait la meilleure.
Sale d'être restée entière avec un xx, qui ne sait pas parler sentiment, qui ne sait que prendre, presser comme un citron les gens ? Non ce serait idiot.

Je traine ce mal être depuis mercredi 23.
Je ne me suis pas donnée la chance d'aller au fond de ma tristesse, de ma deception
J'ai voulu comme d'habitude avancer la tête haute, avec toujours mes adages "ce qui ne tue pas, rend plus fort", "marche ou crève"."ça va passer"
Mais là, j'avoue (juste à vous) que j'en peux plus, je suis fatiguée.
Fatiguée moralement, vraiment fatiguée.
Tout le monde croit que je suis malade, je ne demens pas, après tout peut-être que je couve un truc ?

J'arrive à leurrer tout le monde, mais je ne me leurre plus.
Mon energie est au plus bas.
Je baisse les bras pour quelques jours.

Après je suis sûre que ça ira mieux.

Juste quelques jours...

dimanche 20 janvier 2008

crapaud se penche sur son passé

Un peu de rangement dans des vieux carnets et on prend son passé, ses pensées, ses choix, ses erreurs, dans la figure.

juillet 1993
Je suis assis sur un banc à moitié ombragé d'un petit square dont j'ai oublié le nom, derrière Notre-Dame. On entend d'autres bruits - moins agréables - que le jet d'eau de la fontaine mais je tâche de me fixer sur celui-là et de m'imaginer au bord d'une rivière. Je regarde des femmes passer, jeunes et moins jeunes, charmé par leur vue, sans chercher à déceler ce qui fait leur charme. L'ombre a rétréci et le soleil devient suffocant. Des japonais, continuellement, viennent et se font photographier avec la cathédrale derrière eux. Les uns courent pour se mettre en position, les autres s'agenouillent pour prendre la photo avec le meilleur angle, puis ils courent à nouveau pour échanger les rôles. Un japonais agé se repose une minute sur mon banc. Un signe de leur guide, une jeune femme longiligne, agitant un parapluie blanc, tel un Henri IV moderne, et les voila tous partis, tricotant de leurs petites jambes à sa poursuite. Il fait presque froid maintenant, un troupeau de nuages a envahi le ciel de Paris et semble moins pressé de déguerpir que celui des japonais. J'ai encore un moment avant de partir moi-même.

Je suis dans le train maintenant, filant "à très grande vitesse" vers ma ville que j'ai quitté voici 2 semaines. Comment retrouverais-je mon logis ? Probablement pas avec une odeur de lilas et de jasmin. A ce propos la plante de F. aura-t-elle survécu ? En levant la tête à la fin de mon livre mon regard s'est posé sur un champ de tournesols dont l'éclatante couleur dorée m'a profondément remué. Le livre était si sombre, si dépourvu de coloration bien que magnifique. (J'ignorais que les tournesols fleurissaient en juillet).
Justement il s'agissait du "dernier été" de Ricarda Huch. Sera-ce mon dernier été avec F. ? Ou bien lui ferais-je un môme à l'automne comme je l'ai promis et resterais-je alors pour toujours avec elle ? Personne, pas même Dieu s'il lui prenait la fantaisie d'exister, ne pourrait sonder nos coeurs si profondément.

Elle peut-être le peut. Mais elle est muette, par principe et sans doute aussi par conviction. Sait-elle [ma psy d'alors] ce que je vais faire avant que je le sache moi-même ? J'en doute un peu. Ce n'est pas de l'orgueil et je ne me sens pas plus imprévisible que les autres, c'est seulement que je soupçonne qu'aucun être humain même le plus fruste (surtout le plus fruste ?) n'est prévisible.
16 septembre 1993
Hier F. m'a appelé pour me dire qu'elle est enceinte. ça doit vouloir dire que c'est de moi.

vendredi 18 janvier 2008